Aurélie, TISF à l’AFAD IDF 78, fraichement diplômée, est  de surcroit major de l’Ile de France . Cette jeune professionnelle apprécie la dimension sociale et humaine du métier et sait y apporter sa petite touche personnelle de douceur et de diplomatie pour redonner confiance aux parents.Aurelie TISF jeudi

J’ai postulé à l’AFAD IDF 78 avec comme bagage un BTS en Economie Sociale et Familiale (ESF). J’ai eu écho par le maire de mon village qu’il y avait une offre d’emploi de Technicien de l’Intervention Sociale et Familiale (TISF) au sein de l’AFAD. Ce fut une chance pour moi car c’est un métier méconnu du grand public. J’ai été embauchée en tant que Faisant Fonction TISF le 1er septembre 2016 avec un tuteur qui m’a épaulée dès le début. Lors de mes premiers mois dans ce domaine, j’ai remarqué que ce métier au plus près des familles est très diversifié selon le type d’accompagnement. Mon employeur m’a proposé d’effectuer la formation pour obtenir le Diplôme d’Etat de TISF et de la financer dans le cadre d’un parcours de professionnalisation. La formation de niveau IV (baccalauréat) dispensée par 2 écoles en Ile de France (IRTS Parmentier, EPSS Cergy) dure de 18 à 24 mois.  Cela m’a permis de connaître les publics aidés et le travail en réseau, d’élaborer des projets individualisés, d’aborder des champs du pratique à travers des cours de cuisine par exemple en mettant un point d’honneur à respecter les règles d’hygiène en matière de santé. Avec mes collègues de promotion, j’ai même élaboré un guide pratique sur les astuces de jeux éducatifs, recettes à moindre coût pour les familles.

J’exerce essentiellement dans le cadre d’intervention CAF dans les cas de grossesse, de naissance, de famille nombreuse, de handicap ou de maladie. Nous intervenons aussi pour des familles suivies en ASE (Aide Sociale à l’Enfance) en articulation avec différentes types de partenaires tels que des assistantes sociales (puéricultrices, sages-femmes, éducateurs référents) et diverses mesures (AEMO, AED, retour d’un enfant placé au domicile). La prévention périnatale est souvent notre première porte d’entrée dans la famille. Cela me plait vraiment d’être proche des gens, d’accompagner les familles dans leur quotidien et de leur apporter un soutien à la parentalité. J’aide les familles dans la gestion et l’organisation de la vie quotidienne : soins nourrisson, équilibre alimentaire, budget, démarches administratives, sorties vers l’extérieur. Il faut une bonne capacité d’adaptation car les publics relèvent de milieux sociaux et culturels très différents. Nous accompagnons de plus en plus de parents ou d’enfants malades avec des troubles physiques ou psychiques. Il nous appartient de travailler à leur rythme sans penser ou faire à leur place.  J’apprécie aussi les réunions d’équipe mensuelles, l’analyse des pratiques avec un psychologue extérieur et les réunions de synthèse pour les familles ASE. Nous travaillons du lundi au samedi avec des interventions de 8h à 20h ce qui permet vraiment de créer un lien de confiance avec un travail sur le long terme permettant ainsi d’inscrire nos actions dans la durée. Les salaires s’élèvent à environ 1750 euros bruts pour un jeune diplômé comme moi. Les sourires des familles lorsque nous arrivons à progresser ou à les soulager sont les meilleures des récompenses.