Madame M, bénéficiaire des services de l’AFAD IDF, Jamila ABIDI (TISF à l’antenne de Seine Saint Denis de l’AFAD IDF) et Marc CLAMAN (TISF à l’antenne de Paris de l’AFAD IDF) ont été sollicités pourtémoigner lors de la table ronde sur la prise en compte des vulnérabilités dans l’accompagnement des familles en protection de l’enfance, dans le cadre de la journée de lancement des temps forts des rencontres de la protection de l’enfance en Seine-Saint-Denis organisée à Bondy par la Direction de l’Enfance et de laFamille du Conseil départemental et l’Observatoire Départemental de la Protection de l’Enfance, leLes rencontres de la protection de l'enfance en Seine-Saint-Denis 16 février 2016.
Madame M. a mis en avant l’aide que l’accompagnement réalisé par les TISF de l’AFAD IDF en partenariat avec ATD Quart-Monde, lui a apporté depuis plusieurs mois, en revenant sur son expérience et sur le chemin parcouru depuis la première rencontre avec ces professionnels. Ce qui a permis d’aborder la question de la participation des parents à leur projet personnalisé et d’ouvrir le débat sur les modalités d’intervention au et à partir des lieux de vie des familles.
Par ailleurs, les TISF, à partir de cette présentation,  ont expliqué la manière dont ils se sont appliqués à écouter les besoins exprimés par Mme et son conjoint, ainsi que leur démarche professionnelle dans le cadre de la prise en compte de la situation familiale dans sa globalité, avec ses vulnérabilités, ses compétences et ses ressources, au travers des thématiques santé, loisirs, hébergement, logement, emploi, etc… Ce qui a permis de comprendre l’évolution de leur pratique professionnelle, les ajustements nécessaires pour participer au développement de la dynamique de la famille et s’appuyer sur le pouvoir d’agir de chacun de ses membres.
Les contributions des participants à ce débat ont été très appréciées, entre autres, des services de l’ASE, des élus du département, des représentants associatifs, et également par Madame M. qui écrit dans son cahier de liaison : « La journée du 16 février m’a appris plein de choses, je ne regrette pas du tout d’être venue témoigner de mon histoire et merci de m’avoir demandé de témoigner. Une journée forte en émotion, et si on me le demande de nouveau, j’essaierai de le refaire. »